Permis moto, c’est fait !

Ça aura pris du temps, ça m’aura coûté un peu d’argent aussi, mais le défi que m’étais lancé pour mes 40 ans vient d’aboutir juste avant Noël !

Retour en détails sur cette journée qui marquera un tournant important dans mes déplacements au quotidien…

JOUR J !

Après avoir passé le code (ETM), puis 27 heures de pratique sur la moto (plateau + circulation), voici venu l’examen final. Nous sommes le 15 décembre 2021, beau soleil, on sera 3 à passer l’épreuve de circulation (A*, moi, Jérôme) en plus des 6 qui passent leur plateau. Arrivée à 10h15 à l’auto-école. Pendant que C* charge les 2 motos dans la remorque, on discute un peu et on charge nos équipements dans le Scénic. Pour l’examen de circulation, c’est notre moniteur qui nous conduit au Centre d’Examen du Permis de Conduire de Pouilly ! Ambiance studieuse mais sympa durant le trajet, il nous rappelle certains points de conduite et de sécurité. On blague un peu aussi, ça nous détend. Et puis en étant assis dans la voiture, ça nous permet aussi de visualiser les alentours du centre d’examen et d’être moins stressés par la suite. Arrêt au kébab du coin pour prendre un casse-croute et quelques frites, puis retour sur le centre.

Vers 13h00, les élèves qui passent le plateau arrivent doucement… On se dit bonjour, on parle un peu, se connaît déjà tous plus ou moins. D’autres auto/moto-écoles et leurs élèves sont présents, un bus école démarre devant nous… 13h30, notre inspecteur arrive, veste de pluie rouge et dossiers à la main… J’espère qu’il sera sympa ! Entre temps le soleil a laissé place à un temps gris venteux et quelques gouttes, mais rien de comparable aux conditions pendant ma formation. L’appel se fait, les 6 élèves du plateau passent dans le bureau, puis c’est à nous. À l’appel de mon nom j’entre dans le bureau.

– Bonjour Monsieur DIARD, présentez-moi votre carte d’identité et votre permis de conduire… Montrez-moi votre casque, les dispositifs réfléchissants et l’homologation… Montrez-moi vos gants et leurs étiquettes CE… Faites-voir vos chaussures… Ce sont des bottes, très bien !

Une fois les documents et équipements vérifiés, l’inspecteur rappelle les 3 élèves circulation et nous donne les consignes. Suite au discours officiel « vous allez passer l’épreuve du permis moto… », il ajoute :

– Messieurs, je veux voir des motards qui gèrent, vous n’êtes pas en voiture. Je veux voir du dynamisme, des accélérations, des prises de décisions. Roulez le plus souvent possible aux vitesses indiquées, adaptez votre allure aux situations et respectez le code de la route… Des questions ?

Aucune question, on va tâcher de gérer…

SOUVENIRS

On commence par les élèves qui passent leur plateau. Pendant ce temps on attend au chaud dans le Scénic, histoire de ne pas rouler en grelottant après. On observe et on revit nos angoisses d’il y a quelques semaines. Les futurs motards sont figés comme des statues, en stress total devant la mise en place des cônes sur le plateau, se demandant bien dans quel sens va se dérouler l’épreuve… On croise les doigts pour qu’ils réussissent. Certains sortent du plateau laissant échapper un sourire discret, d’autres font voltiger les cônes et sortent la mine déconfite. Aucune moquerie de notre part, on était dans la même situation il y a peu, et on n’était pas fiers !

EXAMEN

Au moment où le dernier plateau passe, on est invités à s’équiper. A* passe son examen en premier. Pendant ce temps, Jérôme et moi sommes invités à ranger les cônes et piquets du plateau en attendant son retour. Au moins ça évite de cogiter… Une demi-heure plus tard, j’entends le bruit de la moto et A* se gare face à moi en affichant un petit sourire. Je mets mon talkie-walkie en marche dans mon blouson que je referme, ainsi que mon gilet fluo, puis me dirige vers l’inspecteur qui sort du Scénic et vient vers moi.

– Équipez-vous, installez-vous sur la moto, et expliquez-moi ce que vous faites…

Je me sens alors un peu déstabilisé, j’ai horreur qu’on m’observe, ça m’angoisse. Avant de mettre le casque sur ma tête, je finis d’insérer l’oreillette dans l’emplacement prévu à cet effet au niveau des oreilles.

– Vous faites quoi là ??
– J’insère l’oreillette dans mon casque…
– Ah, d’accord, continuez !

J’enfile mon casque sur ma tête, puis je lève le menton et lui montre le bon serrage de la sangle jugulaire :

– Mon casque est homologué, 4 dispositifs réfléchissants, il est correctement serré.
– Oui, et ??

Euh… quoi d’autre… je réfléchis… L’inspecteur insiste :

– Une dernière chose ? Il est ?? Il est ???
– Ah, ben il est adapté à ma tête !
– Voilà, adapté à votre morphologie !

Il fait un essai radio :

– Vous m’entendez ?
– Euh, non…
– Ah ils ont dû me changer le canal, je vais me mettre sur le 4… Ça va mieux ?
– Oui, par contre j’entends presque rien, je vais mettre à fond…

Je rouvre donc mon gilet fluo, mon blouson, sors le talkie de ma poche et pousse le volume à fond. L’inspecteur réessaie :

– Vous m’entendez ?
– Oui, mais il va falloir parler fort pour que je vous entende bien…

Et en rigolant, il me lance fortement :

– ET LÀ VOUS M’ENTENDEZ ?? ÇA MARCHE ???
– Oui, oui ! Ça va aller !

Je referme mon gilet fluo, mon blouson… J’allume ensuite la moto, je vérifie les feux, puis je m’installe en tentant d’expliquer chaque opération :

– Les feux avant et arrière fonctionnent, les voyants rouges du tableau de bord sont éteints, le voyant vert N signifie que je suis au point mort, et le voyant orange de l’ABS s’éteindra quand je commencerai à rouler.
– Ok, allez-y !

L’inspecteur monte dans le Scénic côté passager et C* est au volant. Je relève la béquille, je débraye, je passe la première… « CLAC ! » Le moteur cale, ça commence bien… Je vérifie immédiatement la béquille, flûte, elle n’est pas remontée à fond, la sécurité coupe-circuit s’est enclenchée. Je tape dessus d’un coup de talon et je redémarre rapidement la moto. Cette fois c’est bon, on y va. J’espère que l’inspecteur ne l’aura pas relevé ! Je ferme la visière, c’est parti, je me dirige vers la sortie du centre d’examen…

reconstitution (accélérée) de mon parcours

– Vous allez prendre à gauche…

Je fais un grand signe de la tête puisqu’on ne peut pas répondre vocalement. Je regarde dans mon rétro, je mets mon clignotant puis me place à gauche de ma voie, je m’arrête au stop, puis je repars.

– Au giratoire, prenez la première sortie…

Ok, on part direct sur la voie rapide, ça démarre fort… Rétro, clignotant à droite, entrée sur l’extérieur du giratoire, angle-mort, sortie, puis je me retrouve dans la voie d’insertion de la voie rapide. Il veut qu’on prenne de l’allure ? Ok. Coup d’oeil dans les rétros, je pousse sur la poignée des gaz comme il faut, je distance le Scénic, rétro, angle-mort, cligno, puis je m’insère. Les voitures devant n’avancent pas très vite. Il veut des prises de décision ? Ok. Rétro, angle-mort, cligno, je me déporte sur la voie de gauche, je monte à 110km/h et je dépasse la file de voitures. Après un moment passé sur la voie rapide :

– Prenez la sortie vers Peltre…

Je sors de la voie rapide puis me dirige vers le village en passant par deux départementales bordées de champs et présentant quelques courbes. J’essaie de me placer correctement sur ma voie, ralentir avant les courbes, remettre de l’allure ensuite. Ça a l’air de passer. Puis on arrive dans Peltre. Une zone 30, un passage à niveau, une école, des ralentisseurs, un croisement avec « tourne-à-gauche » où il ne faut pas mordre les lignes, un sens interdit face à moi avec obligation de tourner à droite… Je ne me fais pas avoir, ça se passe plutôt bien, même si je suis un petit peu crispé… À la sortie du village, la courte phase de conduite autonome démarre :

– Maintenant, vous allez suivre Nancy…

Lors de mes cours, en phase de conduite en autonome j’avais tendance à oublier quelle direction prendre quand le moniteur donnait ses conseils, mais là l’inspecteur ne donne aucune explication, du coup je reste concentré sur les panneaux : « Nancy, Nancy, Nancy… ». Je sors de la départementale, je prends la voie rapide, je dépasse…

– Suivez Verny jusqu’au centre d’examen…

Je quitte la voie rapide, prends un premier giratoire, puis un deuxième… Je me trouve désormais sur la route qui nous ramène au point de départ… Au panneau « Centre d’examen du permis de conduire », coup d’oeil dans les rétros, vérification de l’angle-mort, clignotant, je me déporte à droite, puis je prends le chemin qui mène au parking.

– Faites demi-tour puis garez la moto…

Le Scénic de l’auto-école se gare, j’effectue un demi-tour devant les autres élèves puis je me gare devant Jérôme qui attend son tour pour passer l’épreuve. Point-mort, béquille, contact… Je descends de la moto, retire mon casque et mes gants, coupe ma radio. Je me sens plutôt satisfait, je crois que l’épreuve s’est bien passée… Mais qui sait, l’inspecteur aura peut-être remarqué certaines erreurs… Je vais échanger quelques mots avec A* pendant que Jérôme part à son tour. On parle un peu de l’épreuve, puis on cause de gyroroue, on regarde quelques vidéos sur YouTube en attendant…

30 minutes plus tard, Jérôme revient, gare la moto devant nous et me dit en souriant : « Je crois que ça a été… ». L’inspecteur se dirige vers son bureau, notre moniteur nous invite à remettre nos affaires dans le Scénic pendant qu’il charge les motos dans la remorque. On remonte en voiture, direction Hayange ! Sur le retour, on raconte un peu nos expériences, et C* nous dit qu’on a très bien roulé tous les 3…

VERDICT

Les résultats seront disponibles 48 heures après l’examen sur le site officiel du gouvernement. Je me munis de patience, même si de temps à autre je vérifie sur le site dès fois que… Mais il faudra effectivement attendre le 17 décembre, 2 jours plus tard… Ça y est, les résultats sont disponibles sur le site officiel !


27 SUR 27 : FAVORABLE
Et mes 2 coéquipiers aussi !
Wouhouuu !!! Champagne !

🥳 🍾 🥂 ✌️

* : le nom est volontairement masqué

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