Moi / Moto

40 balais et 2 roues

PROJET UN PEU FOU

Une idée me trottait en tête depuis un certain temps… Après avoir expérimenté 4 roues en voiture, puis 1 roue en gyroroue, il fallait que je teste 2 roues !

J’expliquais récemment les changements qui se produisent dans ma tête avec la fameuse crise de la quarantaine… C’est le bon moment, je suis motivé, et presque sur un coup de tête (après y avoir quand-même rapidement réfléchi et réservé un budget parce que c’est une p’tite dépense) j’ai décidé de me lancer : je passe le permis moto !

CODE DE LA ROUTE

Je me suis tout d’abord acheté le Code Moto Rousseau version 2021 pour me plonger dans l’ambiance et voir un peu comment ça fonctionne. On y retrouve la plupart des règles du permis auto avec des chapitres dédiés aux trajectoires, aux priorités, à la mécanique, mais également à la sécurité et aux accidents.

Suite à ces derniers justement, tout a été réformé récemment, qu’il s’agisse du passage du code ou des examens pratiques. Le but : que le futur pilote sache maîtriser son engin et ne finisse plus sa course dans un arbre ou une voiture. Au sujet du code, depuis 2020, obligation maintenant de passer l’ETM (épreuve théorique moto). Comme pour le permis B que j’ai passé il y a 22 ans, on se plonge dans son bouquin, on révise avec des séries de questions, non plus sur la télé avec des DVD mais sur des sites Internet dédiés, et on finit par un traditionnel examen de 40 questions.

Au passage, tout a été simplifié. Fini les délais d’attente pour se présenter dans une grande salle pleine de monde avec un projecteur diapos et son boîtier pour répondre. On peut s’inscrire en candidat libre par Internet à l’heure de son choix, à la Poste ou chez Dekra, on s’installe à une table, avec une tablette et un casque, on tapote sur les réponses, et dans l’heure qui suit on reçoit ses résultats. Rapide !

JE L’AI EU, MON CODE !

Après 15 jours d’apprentissage intensifs et de séries de questions, et après avoir obtenu sur le site ANTS mon attestation d’inscription et mon fameux numéro NEPH qui me suivra tout au long de mon permis, je m’inscris en ligne sur Le Code Dekra pour un examen 2 jours plus tard.

Jour J, un tantinet stressé, je me rends à l’examen. Le gars du contrôle technique me reçoit et prend ma convocation, je dépose mon téléphone, puis je m’installe dans une petite pièce au fond avec une tablette. On m’y demande mon numéro NEPH, un assistant me permet de régler le son du casque et la luminosité, et c’est parti !

La plupart des questions passent sans hésitation, sauf une, portant sur la distance du feu de croisement « par nuit claire », terme qui évoquait chez moi une nuit pas tout à fait obscure, plutôt qu’une nuit sans brouillard ni pluie. Une heure plus tard, mes résultats tombent, je reçois l’avis « FAVORABLE » avec 39 bonnes réponses sur 40 !

MOTO-ÉCOLE, LE CHOIX

Après quelques recherches, je me suis dirigé vers l’auto/moto-école Serge POLLI, non seulement parce qu’ils ont bonne réputation, mais aussi parce que la piste d’entraînement se situe à Hayange, à 5 minutes de chez moi. Après avoir effectué les formalités avec la secrétaire très sympa du bureau de Thionville (visiblement motarde vu son blouson et son mug Dafy), place à la découverte !

ON ENFOURCHE L’ENGIN !

Après avoir fait la connaissance de C*, mon futur moniteur moto, rendez-vous est pris quelques jours plus tard pour ma première leçon. C’était le jeudi 22 juillet à 10h00. Bien évidemment, mon fonctionnement émotionnel reprenant systématiquement le dessus, mon estomac m’a bien fait comprendre la veille que quelque-chose de nouveau se préparait. Mais j’ai fait avec, malgré mon stress j’étais motivé. Vêtu de ma tenue moto réglementaire, je me présente donc sur les lieux pour ma première heure d’entraînement.

Après quelques questions, et n’ayant jamais conduit de moto auparavant, mon moniteur décide d’abord de me faire essayer une petite 125. Quelques explications sur les commandes, l’équilibre et le regard, je monte sur la bestiole, je presse sur le démarreur, je passe la première et je relâche doucement l’embrayage. Pas d’accélérateur pour le moment, il est juste question de comprendre le point de patinage de l’embrayage, d’arriver à garder l’équilibre en tournant autour des cônes et piquets, de faire demi-tour et freiner doucement sans caler.

Quelques manoeuvres plus tard, C* constate qu’apparemment je suis plutôt doux dans mes réactions et que j’arrive à effectuer quelques virages et m’arrêter proprement. Il me propose d’éteindre la 125 et de monter sur la 500. Il me prévient : « Attention ! La 125, elle te pardonne tes erreurs. Sur la 500, si tu effleures un peu trop l’accélérateur ou que tu relâches l’embrayage, tu finis avec la moto dans l’herbe à côté ! ». Une fois les précautions mémorisées je monte sur la bête. Première impression, le poids énorme, et le centre de gravité très haut, Oh My God ! N’ayant jamais conduit de moto, pour moi ça me paraît lourd, très lourd, je me dis qu’à la moindre erreur je vais tomber sur le côté.

J’allume le moteur, je débraye et je passe la première, je relâche très lentement la poignée, la moto démarre. C* m’incite à me lancer tout doucement et faire demi-tour au bout du plateau, en me disant d’essayer de conserver mon allure, chose difficile. Une fois lancé à quelques km/h, c’est très stable au final. Je pose les pieds sur les cale-pieds, la moto tient toute seule. J’arrive bizarrement à faire demi-tour de manière beaucoup plus fluide qu’avec la 125.

J’apprends sur une Honda CB500F

Je suis invité à essayer de passer la 2ème vitesse sur la longueur du plateau. J’effleure donc la poignée des gaz, mais la puissance du frein-moteur me fait immédiatement bondir en arrière et en avant sur mon siège. Effectivement, pour garder l’allure il va falloir être tout doux ! Je tente la 2ème en ligne droite : je mets un tout petit peu de gaz, je relâche l’accélérateur et je débraye. Flûte ! Je ne trouve pas le sélecteur de vitesses avec le pied, je m’emmêle dans la manoeuvre : la 1ère vitesse est en bas, la 2ème est en haut, je ne me rappelle plus de rien ! Le moteur ralentit, je m’arrête, un peu dépité de m’être mélangé les pinceaux. Mais je refais un essai, celui-ci sera le bon. J’arrive à accélérer doucement, débrayer, passer la vitesse, rétrograder, freiner et m’arrêter proprement.

C* me fait signe : « On s’arrête ici. T’en as déjà beaucoup fait pour une première heure, bravo, tu peux éteindre la moto. ». Je me sens bien, impatient d’aller à ma deuxième leçon ! On parle un peu, puis il me lance « À bientôt l’ami ! ».

À l’heure où j’écris, la 2ème leçon est déjà effectuée, suite au prochain article…

* : le nom est volontairement masqué

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2 réflexions sur « 40 balais et 2 roues »

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